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La France mettra en œuvre une réforme obligatoire de la facturation électronique interentreprises (B2B) à partir de septembre 2026, avec un déploiement progressif selon la taille des entreprises. Cette mesure, initialement prévue pour juillet 2024, s'inscrit dans le cadre de l'article 289 bis du Code général des impôts (CGI) et du paquet européen VAT in the Digital Age (ViDA). Le système français repose sur deux architectures : un portail public centralisé, le Portail Public de Facturation (PPF), et un réseau de plateformes privées certifiées, les Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP).
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La facturation électronique obligatoire en France : Guide complet pour les entreprises

La France mettra en œuvre une réforme obligatoire de la facturation électronique interentreprises (B2B) à partir de septembre 2026, avec un déploiement progressif selon la taille des entreprises. Cette mesure, initialement prévue pour juillet 2024, s'inscrit dans le cadre de l'article 289 bis du Code général des impôts (CGI) et du paquet européen VAT in the Digital Age (ViDA). Le système français repose sur deux architectures : un portail public centralisé, le Portail Public de Facturation (PPF), et un réseau de plateformes privées certifiées, les Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP).

Contexte : Vers une digitalisation complète de la TVA

La réforme française s'inscrit dans un mouvement plus large au sein de l'Union européenne pour moderniser les systèmes de TVA et lutter contre la fraude fiscale. Le paquet ViDA, adopté par le Conseil de l'UE en novembre 2024, impose à tous les États membres d'implémenter la facturation électronique structurée pour les transactions B2B intra-UE d'ici 2030.

Cadre légal et objectifs

La base légale de la réforme française se trouve dans l'article 289 bis du CGI, introduit par la loi de finances pour 2020. Les objectifs principaux sont :

  • Réaliser une pré-récolte en temps quasi réel de la TVA par la DGFiP
  • Réduire les risques de fraude à la TVA
  • Simplifier les obligations déclaratives des entreprises

Architecture du système français

Le système français de facturation électronique repose sur deux composantes :

  1. Portail Public de Facturation (PPF) : Opéré par l'AIFE, ce portail gratuit permet la transmission des factures et le reporting des données à la DGFiP.
  2. Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP) : Plateformes privées certifiées par la DGFiP qui offrent des services de facturation électronique.

Ce qui change : Obligations et formats autorisés

La réforme impose de nouvelles obligations aux entreprises françaises concernant l'émission et la réception des factures, ainsi que leur format.

Calendrier de mise en œuvre

Le déploiement se fera par étapes selon la taille des entreprises :

  • Grandes entreprises et ETI :
    • Réception des e-factures : à partir du 1er septembre 2026
    • Émission des e-factures : à partir du 1er septembre 2026
  • PME et micro-entreprises :
    • Réception des e-factures : à partir du 1er septembre 2026
    • Émission des e-factures : à partir du 1er septembre 2027

Formats de facturation électronique autorisés

Trois formats structurés sont acceptés :

  1. Factur-X : Format hybride PDF/XML
  2. UBL 2.1 (Universal Business Language)
  3. CII (Cross Industry Invoice) de l'UN/CEFACT

Les PDF non structurés ne seront plus acceptés comme e-factures sous le nouveau régime.

Obligations de reporting

En plus des obligations d'e-facturation B2B, les entreprises doivent également :

  • Transmettre les données des transactions B2C
  • Transmettre les données des transactions B2B transfrontalières non soumises à l'obligation de facturation électronique

Implications pour les entreprises françaises

La réforme implique des changements significatifs dans les processus de facturation et les systèmes ERP des entreprises concernées.

Choix entre PPF et PDP

Chaque entreprise doit choisir entre :

  1. Utilisation directe du PPF : Solution gratuite mais avec des fonctionnalités limitées
  2. Enregistrement auprès d'une PDP certifiée : Plateformes privées offrant des services complémentaires

Intégration technique et processus

Les entreprises doivent :

  • Mettre à jour leurs systèmes ERP pour supporter les formats structurés
  • S'assurer de la compatibilité avec le standard PEPPOL pour les transactions transfrontalières
  • Former leur personnel aux nouveaux processus

Conséquences pour la comptabilité et la fiscalité

La réforme permettra :

  • Une pré-récolte quasi immédiate de la TVA par l'administration fiscale
  • Une réduction potentielle des audits fiscaux grâce à une traçabilité accrue

Perspective et éléments à surveiller

Plusieurs aspects méritent d'être suivis de près dans les mois à venir.

Certifications des PDP

La DGFiP publiera régulièrement la liste des plateformes privées certifiées. Les entreprises doivent surveiller cette liste pour choisir leur partenaire.

Interopérabilité transfrontalière

Le système français doit être pleinement compatible avec le réseau PEPPOL pour faciliter les échanges transfrontaliers au sein de l'UE.

Évolutions législatives

Des ajustements législatifs ou réglementaires pourraient intervenir d'ici 2026 pour affiner le cadre de la réforme.

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