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Le cadre Peppol, initialement développé pour les marchés européens, étend progressivement son influence au Moyen-Orient et en Afrique (MEA). Cette expansion s'inscrit dans un contexte de digitalisation croissante des systèmes fiscaux locaux, où les gouvernements construisent leurs infrastructures d'e-facturation tout en explorant des solutions internationales pour favoriser l'interopérabilité.
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L'expansion du cadre Peppol dans la région MEA

Le cadre Peppol, initialement développé pour les marchés européens, étend progressivement son influence au Moyen-Orient et en Afrique (MEA). Cette expansion s'inscrit dans un contexte de digitalisation croissante des systèmes fiscaux locaux, où les gouvernements construisent leurs infrastructures d'e-facturation tout en explorant des solutions internationales pour favoriser l'interopérabilité.

Le cadre Peppol et son modèle d'interopérabilité

Le réseau Peppol (Pan-European Public Procurement On-Line) est gouverné par OpenPeppol AISBL, une association à but non lucratif basée à Bruxelles. Ce cadre utilise un modèle d'interopérabilité à quatre coins, reliant émetteurs et destinataires par l'intermédiaire de points d'accès accrédités. Ce modèle repose sur des formats de documents standardisés (BIS) qui facilitent l'échange électronique, principalement d'e-factures.

L'adoption du Peppol dans la région MEA

En Arabie Saoudite, l'Autorité des Zakat, de la Taxe et des Douanes (ZATCA) a mis en œuvre un régime obligatoire d'e-facturation (Fatoorah) en deux phases : la Phase 1 (génération, décembre 2021) et la Phase 2 (intégration/validation, à partir de janvier 2023). Bien que le système saoudien ne soit pas natif Peppol, ZATCA a exprimé son intérêt pour l'interopérabilité internationale.

Aux Émirats Arabes Unis, l'Autorité Fédérale des Taxes a également exploré les cadres d'e-facturation, et le pays s'est joint à l'écosystème Peppol après des discussions avec OpenPeppol. Singapour, dont l'IMDA est une autorité Peppol, promeut activement l'adoption transfrontalière du Peppol dans les marchés émergents.

En Afrique, aucun pays n'a encore atteint le statut complet d'autorité Peppol, mais plusieurs avancent dans leurs mandats d'e-facturation. L'Égypte a lancé son système obligatoire en 2020–2021, le Kenya développe son eTIMS sous l'égide de l'Autorité Fiscale KRA, et le Nigeria a piloté des initiatives d'e-facturation. OpenPeppol envisage d'étendre son réseau aux juridictions africaines.

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